Newsletter de janvier 2016

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Direct du droit dans la face….un des points fort de Iron Mike Tyson.

Lorsque l’incertitude surgit, nous avons pu constater qu’il est préférable d’œuvrer à la réduire, dans un premier temps, en définissant les objectifs à atteindre.

Puis le travail de réduction de l’incertitude doit être poursuivi.

S’il est quasiment impossible et même dangereux d’essayer de réduire l’incertitude inhérente au « jeu » de l’adversaire, il est utile de se concentrer sur notre propre incertitude afin de s’en débarrasser, et à cette fin il faut encore travailler.

Et quel travail ?

Le travail d’amélioration devra porter sur les outils et armes disponibles et leur choix pertinent, puis sur la pratique.

Exemples :

a) Quels armes et outils faut il privilégier ?

Nous pouvons utiliser un exemple sportif pour illustrer ce choix et le nécessaire travail d’amélioration : voici un joueur de tennis sur un court , installé sur la ligne de fond, au milieu ; son coup droit lui permet de prendre 50% des balles envoyées par l’adversaire, celles arrivant sur sa droite, et son revers l’autre moitié des balles adressées sur le côté gauche. Son coup droit est bon, mais le revers est médiocre. Et de ce déséquilibre résulte une instabilité de jeu et une incertitude chaque fois que le revers est sollicité. Les adversaires pilonnent le côté gauche, sur son revers qui n’est pas un coup d’attaque, ni de contre attaque, et même pas de défense, et les fautes se multiplient, et les points se perdent.

Faut il travailler le revers au point d’en faire un atout ?

Pas de temps à perdre ! Le revers médiocre ne deviendra jamais un coup d’attaque, en revanche le travail d’amélioration doit aboutir à en faire un coup de défense infaillible, et un coup de manœuvre utile afin d’amener le coup droit.

Mais le bon travail doit essentiellement porter sur le coup droit, véritable atout, qui exacerbé, doit passer de bon à exceptionnel.

Ainsi le joueur, en situation de jeu sur le court, au lieu de traiter les balles envoyées par son adversaire à raison d’une répartition équitable entre coup droit- revers, (50% 50%) pourra favoriser son coup droit et « tourner » 25% des revers et renvoyer ainsi 75% des balles avec son coup droit, accroissant son potentiel d’attaque et de prise d’avantage.

Si une grand faiblesse, source d’incertitude, doit être travaillée afin de la réduire, pour ne pas perdre de temps et être efficace, l’essentiel du travail d’amélioration doit porter sur l’optimisation les forces afin d’en faire des armes et outils décisifs.

b) La pratique

Et voici un exemple provenant de l’univers de la musique. Pour ce violoncelliste, le choix stratégique des outils et de son style de musique a été fait : le violoncelle qui lui sied mieux que l’épinette ou bien que le bajo sexto mexicain, et la musique baroque aux arabesques dansantes, à son goût préférable aux stridences de la dissonante musique concrète et moderne.

Notre violoncelliste s’est attaché à l’interprétation des suites de Bach écrites pour ce merveilleux instrument, Inévitable totem monumental de la musique violoncellistique.

A force de répétitions, une évidente maîtrise se forge apportant quelques satisfactions flatteuses pour l’égo.

Cependant une difficulté technique (extension et demi position) dans la cinquante quatrième mesure du prélude de la seconde suite rend son interprétation aléatoire. En effet tout en jouant le dit prélude, au fur et à mesure que la difficulté s’approche la crispation croissante rend l’archet hésitant, la justesse et la qualité du son se dégradent.

Comment travailler pour surmonter cette difficulté ? L’ego du musicien, aimerait être encore mieux flatté en parvenant à jouer ce morceau d’une seule traite sans faute.

Pour arriver à ses fins, il travaille en répétant inlassablement l’intégralité du morceau, plusieurs fois à la suite, espérant ainsi qu’à chaque exécution le passage difficile s’en trouvera amélioré.

Ce qui est le cas !

Seulement, le problème est que les passages faciles et forts sont de mieux en mieux interprétés, ainsi que le passage faible, et si progrès global il y a, un écart subsistera toujours entre forces et faiblesses, et cet écart continuera à stresser ce musicien à l’approche de la difficulté et sa musique en pâtira ! Donc cette méthode de travail est une perte de temps.

Pour gagner du temps, il est préférable de se concentrer seulement sur la difficulté en commençant par travailler uniquement la note problématique en la jouant de toutes les manières possibles, vivement, doucement, lentement, rapidement, fortement ; en suite, en l’articulant avec les notes qui la précédent et avec celles qui la suivent, et in fine, de jouer la mesure complète sur un tempo ralenti, puis de toutes les manières possibles jusqu’à ce que l’exécution de cette mesure délicate, source de déséquilibre, cesse d’être une faiblesse et finisse par exacerber la confiance et la fierté de notre violoncelliste.

Donc, pour la pratique, pas de quartier pour les faiblesses qui doivent être éliminées avant tout autre action.

Et pour cette nouvelle année, je vous souhaite à tous, sérénité, bonne santé et prospérité, ainsi que des incertitudes réduites !

Diabolus

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PRACTICE MAKES PERFECT

Newsletter de mai 2015

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“Comment décider et agir au mieux lorsque surgit l’incertitude, et ce quel que soit l’univers investi – professionnel, sportif, ludique…?

Incertitude : Contraire de la certitude.  Ce qui ne peut être établi avec exactitude. Situation ou perspective incertaine, imprévisible et laissant place au doute.

Considérons un univers ludique avec le jeu de Go afin de nous inspirer de deux principes essentiels transposables à d’autres sujets :

Assis devant la table de jeu, vide, une première pierre doit être posée afin de s’installer dans cet univers vierge, mais par où faut il commencer ?

Une réponse pragmatique à cette question devra toujours servir de guide : quel est l’objectif poursuivi?

S’agissant du jeu de go, l’objectif principal est d’arriver à terminer la partie avec un territoire plus important que celui de l’adversaire et pour ce faire il faut être efficace. A chaque coup, à tour de rôle une nouvelle pierre est posée, pour s’articuler avec chacune des autres pierres, et leur ensemble, et ainsi offrir les meilleurs perspectives de points à engranger.

Mais à nouveau, où faut-il commencer : sur les coins, les bord ou le centre ?

En Chine un proverbe répond simplement à cette question : “Le coin est d’or, le bord est d’argent, et le centre est le jardin public” !

En effet, d’abord -objectif premier- l’installation dans un coin est une priorité, car étant calé sur les deux bords adjacents, il suffit d’un nombres restreint de pierres pour constituer un bon territoire de départ (efficacité maximale). Puis -objectif second- vient l’installation sur les bords, pour une moindre efficacité –  un seul bord pour s’y appuyer et un plus grand nombre de pierres consommées pour constituer un territoire de valeur équivalente à celui du coin précédemment investi. Et enfin,  le centre (le jardin public) où l’on peut décider d’aller jouer, ou de ne pas jouer, car ce n’est pas une priorité à cet instant du jeu -celui de l’installation dans un univers à conquérir – le ratio coût / efficacité médiocre fait passer en troisième et dernier rang des priorités les perspectives de pérégrination au centre.

Et voilà ! Et pour ceux qui trouveraient le jeu de Go bien obscur, ce qui m’arrive encore lorsqu’un adversaire de rang improbable et au jeu cauteleux et imprévisible ébranle mes certitudes, il faut simplement retenir ces deux principes lorsque l’incertitude fait douter, perturbe les bonnes décisions et inhibe les justes actions :

1°) Etre certain des objectif poursuivis, de leur bonne définition et de leur hiérarchisation, et de ne jamais les oublier !

2°) Et pour atteindre ces objectifs, il faut agir et manoeuvrer avec la plus grande efficacité, le moins d’effort pour le meilleur résultat et comme il se dit chez les “Marines” : “K.I.S.S.” ! il ne s’agit pas d’un attrait particulier pour ce groupe de Glam rock américain auteur de “Plaster caster” mais du principe de simplicité “Keep it simple stupid”.

Voeux 2015

Chers amis, chers clients,

Diabolus in strategia - Stratégie de résolution de conflit

Voici venir le temps des voeux, je vous souhaite une nouvelle année sereine et bénéfique.
J’ai publié un ouvrage au sujet de ma pratique de résolution de conflit, accessible sur KINDLE, ou par ce site DIABOLUS IN STRATEGIA.
Vous pourrez me retrouver régulièrement à l’occasion d’un article publié sur ce blog.
A nouveau, je vous souhaite une très belle année 2015, bonne lecture et à bientôt !

Diabolus